Thank you. May the Spirit of the Living God continue to enlighten us so that we can understand the gospel.
The only problem with philosophical theology is that it does not present God as he is, and does not present the way to salvation. A bit like Traditional Religions, it recognizes the spirituality of life, recognizes that Christ existed but does not recognize him for who he is.
Before Christ, it is true, relics and many other great personalities existed, religions existed, but never revealed God nor offered salvation to man. Jesus Christ therefore came to show man the way of salvation, to reconcile man to his Creator.
The relics of our ancestors are sources of spirituality, however, note that our ancestors do not reconcile us to the Creator, do not deliver us from Satan and sin, and therefore, will not spare us from the Last Judgment.
And that is the difference between Christ and any other religion or people.
Jesus Christ is the Lamb of God, the Son of God, the Redeemer of mankind, the way, the life and the only Mediator between God and man. None of those before and after Christ has ever claimed to be what Christ said He is, and in truth He is all He is. He is our Only Savior, light and way to God. Beyond all of that, He’s the only One that’s raised from the dead and lives forever.
Jesus answered him: “I am the way, the truth, the life. No one can come to the Father except by me”, John 14: 6.
Jesus addressed the crowd again and said, “I am the light of the world. Whoever follows me will have the light of life and will never walk in darkness again.” John 8:12.
Jesus said again: “Yes, I tell you the truth, I am the gate of the sheepfold. All those who came before me are thieves, robbers; but the sheep did not listen to them. I am the door. Whoever enters through me will be saved; he will be able to go in and out, and he will find his food. The thief comes only to steal, kill and destroy. I came so that humans may have life and have it in abundance. I am the good shepherd. The good shepherd is ready to lay down his life for his sheep”, John 10: 7-11.
This is good and pleasing to God our Savior, who wants all humans to be saved and to come to know the truth. For there is only one God, and only one intermediary between God and humanity, the man Jesus Christ who gave himself as a ransom for the liberation of all. He thus brought, at the appointed time, the proof that God wants all mankind to be saved”, 1 Timothy 2: 3-6.
There is one more difference: the other priests were numerous, because death prevented them from continuing their activity. But Jesus lives forever and his role as priest is perpetual. This is why he can definitely save those who approach God through him, because he is always alive to pray to God on their behalf. Jesus is therefore the high priest that we needed. He is holy, without blemish, without sin; he was separated from sinners and carried up very high into the heavens”, Hebrews 7: 23-26.
In short, the gospel is the source of salvation, yet philosophy leaves man confused. Theology, on the other hand, presents a distant God, a distant God, but gives man no solution to the problem of sin or the salvation of the soul.
Now the gospel presents to us reconciliation and union between God and man through Christ.
But God proved to us how much he loves us: Christ died for us while we were still sinners. By his sacrifice we are now made righteous before God; how much more will we be saved by him from the wrath of God. We were enemies of God, but he reconciled us to himself through the death of his Son. Much more, now that we are reconciled to him, will we be saved by the life of his Son. There is more: we rejoice before God through our Lord Jesus Christ, through whom we are now reconciled to God”, Romans 5:8-11.
Good reading and good understanding, in the love of Christ. Shalom!
LA DIFFERENCE ENTRE CHRIST, LES ANCÊTRES ET DAUTRES RELIGION…
Merci. Que l’Esprit du Dieu Vivant continue à nous illuminer afin que nous puissions comprendre l’évangile.
Le seul problème avec la théologie philosophique c’est qu’elle ne présente pas Dieu tell qu’il est, et ne présente pas le chemin du salut. Un peu comme les Religions Traditionnelles, elle reconnait la spiritualité de la vie, reconnait que Christ a existé mais ne le reconnait pas pour qui Il est.
Avant Christ, c’est bien vrai, les reliques et beaucoup d’autres grandes personnalités ont existé, les religions ont existé, mais non jamais révélé Dieu ni offrir le salut à l’homme. Jésus-Christ est donc venu pour monter à l’homme le chemin du salut, pour réconcilier l’homme à Son créateur.
Les reliques de nos ancêtres sont sources de spiritualité, toutefois, notons que nos ancêtres ne nous réconcilie pas au créateur, ne nous délivre pas de Satan et du péché, et par conséquent, ne nous épargneront pas du jugement dernier.
Et c’est là la différence entre Christ et toute autre religion ou personnages.
Jésus-Christ est l’Agneau de Dieu, le Fils de Dieu, le Rédempteur de l’humanité, le chemin, la vie et le Seul Médiateur entre Dieu et l’homme. Personne de tout ceux qui ont existé avant et après Christ n’a jamais dit être ce que Christ a dit qu’Il est, et en vérité, Il est tout ce qu’Il est. Il est notre Seule Sauver, lumière et chemin vers Dieu. Au-delà de tout celà, Il est le Seul qui est ressuscité des morts et est vivant éternellement.
Jésus lui répondit : “Je suis le chemin, la vérité, la vie. Personne ne peut aller au Père autrement que par moi”, Jean 14: 6.
Jésus adressa de nouveau la parole à la foule et dit : «Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit aura la lumière de la vie et ne marchera plus jamais dans l’obscurité.» Jean 8 : 12.
Jésus dit encore : «Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : je suis la porte de l’enclos des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs, des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte. Celui qui entre en passant par moi sera sauvé ; il pourra entrer et sortir, et il trouvera sa nourriture. Le voleur vient uniquement pour voler, tuer et détruire. Moi, je suis venu pour que les humains aient la vie et l’aient en abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger est prêt à donner sa vie pour ses brebis”, Jean 10 : 7-11.
Voilà ce qui est bon et agréable à Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les humains soient sauvés et parviennent à connaître la vérité. Car il y a un seul Dieu, et un seul intermédiaire entre Dieu et l’humanité, l’homme Jésus-Christ qui s’est donné lui-même comme rançon pour la libération de tous. Il a apporté ainsi, au temps fixé, la preuve que Dieu veut que tous les humains soient sauvés”, 1 Timothée 2 : 3-6.
Il existe une différence de plus : les autres prêtres ont été nombreux, parce que la mort les empêchait de poursuivre leur activité. Mais Jésus vit pour toujours et sa fonction de prêtre est perpétuelle. C’est pourquoi il peut sauver définitivement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, car il est toujours vivant pour prier Dieu en leur faveur. Jésus est donc le grand-prêtre qu’il nous fallait. Il est saint, sans défaut, sans péché ; il a été séparé des pécheurs et élevé très haut dans les cieux”, Hébreux 7: 23-26.
En bref, l’évangile est source du salut, pourtant la philosophie laisse l’homme dans la confusion. La théologie quant à elle présente un Dieu distant, un Dieu lointain mais ne donne à l’homme aucune solution au problème du péché ou du salut de l’âme.
Or l’évangile nous présente la réconciliation et l’union entre Dieu et l’homme par Christ.
Mais Dieu nous a prouvé à quel point il nous aime : le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. Par son sacrifice, nous sommes maintenant rendus justes devant Dieu ; à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. Nous étions les ennemis de Dieu, mais il nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils. A plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés avec lui, serons-nous sauvés par la vie de son Fils. Il y a plus encore : nous nous réjouissons devant Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, grâce auquel nous sommes maintenant réconciliés avec Dieu”, Romains 5: 8-11.
Bonne lecture et bonne compréhension, dans l’amour du Christ. Shalom!
SI GRAND EST L’AMOUR DE DIEU POUR TOI..
1 Jean 3:1-3
[1]Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.
[2]Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.
[3]Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.
Méditons sur l’amour de Dieu ce matin.
Dieu nous a tant aimé qu’Il a envoyé Son Fils unique dans la chair humaine afin de faire des humains des êtres divins. Christ est devenu homme pour qu’en croyant en Lui je devienne dieu.
L’expression “Fils de Dieu” veut en effet dire, “Dieu dans la chair”.
Donc “Enfant de Dieu” veut dire, “de la même nature que Dieu”, ou encore “bébé dieu”.
Dieu dans Son amour a fait de nous des dieux sur terre pour être la solution du monde.
Malheureusement, nous sommes devenus la cible du diable, qui lui aussi ne cesse de multiplier ses “diables et diablesses” partout pour rendre la vie un enfer sur terre pour ceux qui ne veulent entrer en alliance avec lui. Ils s’emparent du pouvoir gouvernemental, politique, économique, pharmaceutique, médiatique, etc. Leur cible principale c’est l’église, qui est le rassemblement des dieux dans la chair.
De même qu’il y a la communauté des dieux sur terre, il y en a aussi des diables dans la chair. Malheureusement, beaucoup de personnes préfèrent se fier à eux, et plutôt condamner les enfants de Dieu qui pourtant sont la solution et la lumière du monde.
“C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère”, 1 Jean 3:10.
Écoutez-moi bien, quiconque veut l’entendre, l’église de Jésus-Christ n’est pas le problème de la société comme beaucoup le voient. Nous sommes là pour réparer les dommages causés par le diable et ses agents qui rodent autour de vous et paraissent comme des Messie.
L’église dite de réveil ou Pentecôtiste n’est pas la folie, c’est pas une secte comme on vous a trompé. C’est le Mont Sion où le salut et la délivrance vous attendent. Le diable est enragé contre nous et tourne les médias et le gouvernement contre nous parce que nous sommes un obstacle à Son agenda sur terre.
Sachez que dans les jours à venir, la persécution contre l’église et les serviteurs de Dieu va s’accentuer parce que nous avons par nos enseignements et prières frustré tout leur agenda qu’ils espéraient accomplir à travers le Covid-19. Mais nous sommes plus que vainqueurs en Christ et par Christ.
C’est une joie d’être enfant de Dieu, c’est la meilleure chose sur terre. Alors, ne jouez pas avec votre foi et votre salut.
Nous sommes maintenant enfant de Dieu. O gloire à Dieu. Si tu n’es pas encore enfant de Dieu, aujourd’hui c’est tour. Viens à Jésus-Christ.
Pour recevoir le pardon de vos péchés et devenir enfant de Dieu, priez cette prière de salut avec foi dans votre cœur :
“Cher Père Céleste, je viens à toi aujourd’hui par le sang de Jésus-Christ, je reconnais mes péchés et ma fragilité humaine. Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et qu’il est mort et ressuscité d’entre les morts, et est monté au Ciel physiquement, et revient bientôt.
Cher Seigneur Jésus, je crois de tout mon cœur que Dieu t’a ressuscité des morts, et je te confesse de ma bouche que tu es mon seul Seigneur et Sauveur personnel au Nom de Jésus. Je reçois ton Esprit dans mon cœur et je confesse, je suis né de nouveau, je suis une nouvelle créature, je suis un enfant de Dieu, né de ton Esprit et lavé par ton sang au Nom de Jésus-Christ. Amen. Merci cher Seigneur de m’avoir sauvé. Amen.”
Si vous avez vraiment fait cette prière, sachez sans aucun doute que vous êtes maintenant un enfant de Dieu. Maintenant, vous avez besoin d’être nourri, formé et discipoler pour mieux connaître Dieu et le servir efficacement, et pour découvrir et revendiquer votre droit en Christ.
Pour des conseils, des questions, des prières et une formation de disciple, appelez-nous, envoyez-nous un SMS ou WhatsApp :
[+237 679716290/princeofj@gmail.com]
Nous vous aimons, vous nous êtes très précieux et vous êtes devenu notre responsabilité, nous aimerions avoir de vos nouvelles bientôt. Shalom !
HOW GREAT IS GOD’S LOVE FOR YOU…
1 John 3:1-3
[1]Behold what manner of love the Father has bestowed on us, that we should be called children of God! Therefore the world does not know us, because it did not know Him.
[2]Beloved, now we are children of God; and it has not yet been revealed what we shall be, but we know that when He is revealed, we shall be like Him, for we shall see Him as He is.
[3]And everyone who has this hope in Him purifies himself, just as He is pure. Sin and the Child of God.
Let’s meditate on God’s love this today.
God loved us so much that He sent His only begotten Son in human flesh to make humans divine beings. Christ became man so that by believing in Him I would become god.
The expression “Son of God” actually means, “God in the flesh”.
So “Child of God” means, “of the same nature with God”, or “baby god”.
God in His love made us gods on earth to be the solution to the world.
Unfortunately, we have become the target of the devil, who also continues to multiply his “devils and she-devils” everywhere to make life hell on earth for those who do not want to enter into an alliance with him. They seize governmental, political, economic, pharmaceutical, media power, etc. Their primary target is the church, which is the gathering of gods in the flesh.
Just as there is the community of gods on earth, there are also devils in the flesh. Unfortunately, many people prefer to trust them, and rather condemn the children of God who nevertheless are the solution and the light of the world.
“It is by this that the children of God and the children of the devil are recognized. Whoever does not practice justice is not of God, neither is he who does not love his brother”, 1 John 3:10.
Hear me out, anyone who wants to hear it, the church of Jesus Christ is not society’s problem as many see it. We are here to repair the damage caused by the devil and his agents who roam around you and seem like Messiahs.
The Church known as Living or Pentecostal Church is not madness, it is not a sect or cult as you have been deceived. This is Mount Zion where salvation and deliverance await you. The devil is enraged with us and turns the media and the government against us because we are an obstacle to His agenda on earth.
Know that in the days to come, the persecution against the church and the servants of God will increase because we have by our teachings and prayers frustrated all their agenda that they hoped to accomplish through the Covid-19. But we are more than overcomers in Christ and through Christ.
It’s a joy to be a child of God, it’s the best thing on earth. So don’t play with your faith and your salvation.
We are now children of God. O glory to God. If you are not yet a child of God, today is your chance. Come to Jesus Christ today.
Pray this prayer of salvation with faith in your heart:
“Dear Heavenly Father, I come to you today through the blood of Jesus Christ, I acknowledge my sins and human frailty. I believe that Jesus Christ is the Son of God and that He died and rose again from the death, and went to Heaven bodily, and is coming back again shortly.
Dear Lord Jesus, I believe with my heart that God raised you from the death, and I confess you with my mouth, that you’re my only Lord and personal Savior in Jesus Name. I receive your Spirit into my heart and I confess, I’m born again, I’m a new creature, I’m a child of God, born of your Spirit and washed in your blood in Jesus Name. Amen. Thank you dear Lord for saving me. Amen.”
If you have truly prayed this prayer, know without doubt that you’re now a child of God. Now you need to be nurtured, trained and discipled to know God more and serve Him effectively, as well as discover and recover your right in Christ.
For counseling, questions, prayers and discipleship nurturing, call, text or Whatsapp us: [+237 679716290/princeofj@gmail.com]
We love you, you’re very precious to us and you’ve become our responsibility, we would love to hear from you soon. Shalom!
LE CHRÉTIEN ET LES FUNÉRAILLES EN PAYS BAMILEKÉ…
Le chrétien et les “funérailles” en pays bamileké.
Alex Djibril TSAGHO TCHIMEJI
Les funérailles et les obsèques sont des synonymes en français. Elles sont définies comme l’ensemble des cérémonies qui s’accomplissent pour l’enterrement d’une personne. Chez les Bamileké de l’ouest- Cameroun, “funérailles et obsèques” désignent deux réalités différentes. Les obsèques renvoient à la désignation des obsèques et funérailles en français, qui sont des cérémonies qui se déroulent avant l’enterement alors que les “funérailles” se déroulent après l’enterrement, ou plusieurs années.
Aujourd’hui, pour certaines raisons, les “funérailles” se déroulent juste après l’enterrement. On parle généralement de ” obsèques-funérailles”. C’est à dire qu’après les obsèques ou enterrement, on passe immédiatement aux “funérailles”.
Ces derniers temps, on parle généralement de la “célébration de la vie” qui n’est en rien différente des “obsèques-funerailles” au niveau de la croyance et de la pratique.
Car, les “funérailles” au delà de la pratique ou des festivités, sont d’abord une croyance qui obéit à une vision du monde bien précise.
Elles font partie de l’Ancestralité qui est une religion tout comme le christianisme, l’islam, le bouddhisme, etc. L’Ancestralité est une croyance bien ancrée dans les religions traditionnelles. Elles sont dites ” religions ancestralistes”, cad, qui croient aux ancêtres qui sont des intermédiaires entre Dieu (SI) et les vivants. L’Africain croit que Dieu est unique (monothéisme ontologique). Quoiqu’il ait créé le monde, Il n’entretient aucune relation avec ce dernier. Pour l’atteindre, l’Homme a besoin des intermédiaires ou des divinités inférieures. Parmi ces intermédiaires, les ancêtres occupent une place de prédilection. Ils possèdent une force vitale qui est d’ailleurs propre à tout ce qui vit, l’homme, les animaux, les herbes, les plantes, etc. C’est cette force vitale qui maintient l’équilibre des forces cosmiques. Elle permet aux ancêtres d’œuvrer auprès des vivants, car les morts ne sont pas morts. Ils changent juste de monde. Du fait de leur intervention auprès des vivants, leur force diminue et doit être renforcée à travers des offrandes et des sacrifices, de préférence sur leurs crânes ou des haut-lieux où ils sont censés résider. On note que dans la croyance, l’Africain est monothéiste. Mais dans la pratique liturgique, il est polythéiste. Ce polythéisme liturgique finit par annuler le monothéisme qui se réduit finalement a une simple affirmation sans contenu réel.
Alors, si les morts ne sont pas morts, s’ils continuent de siéger autrement au milieu des vivants, il n’existe donc pas une frontière entre le monde visible et le monde invisible, entre le sacrée et le profane. C’est pour traduire cette interconnexion, que les traditionalistes préfèrent le terme “spiritualité africaine” à la place de “religion africaine”. Car, pour eux, tout est symbole, tout a un sens. Tout nous lie aux ancêtres ou au divin. Ibrahima Sow parle des “indices révélateurs du divin”. Pour Kange Ewane, tout ce qui se trouve dans notre environnement: les cailloux, les herbes, le linge, etc., participe à la spiritualité et donc à relier l’Homme au divin. Dans cette logique, il serait impossible d’établir la frontière entre le culturel et le cultuel dans un monde vitaliste.
C’est dans cette perspective vitaliste et dynamique, que s’inscrivent les “funérailles” appelées encore “grand deuil” en pays bamileké. Elles sont organisées pour des raisons dont les principales sont:
-le repos de l’esprit du défunt: dans certaines cultures comme chez les Batagwenda en Ouganda, les portes du monde des ancêtres ne peuvent être ouvertes qu’aux défunts dont les “funérailles” ont été célébrées convenablement.
- la peur des malédictions: au cas où le repos de l’esprit du défunt n’est pas assuré par les “funérailles” bien faites, les vivants subiront des conséquences. Très souvent, lorsqu’un membre de la famille tombe malade, est victime d’un accident ou d’un échec quelconque, on évoque comme cause, l’insatisfaction du défunt du fait des sacrifices non faits, du crâne non extrait ou des “funérailles” non organisées. S’acquitter de ces rituels, est synonyme de paix et de tranquilité. Malheureusement, il n’ya point de paix pour les traditionalistes. Il n’ya pas un moment où on peut se permettre de dormir tranquillement parce qu’on est rassuré d’avoir honoré les ancêtres en ayant fait tous les sacrifices. Le jour où tu decèdes, on dira toujours après autopsie faite, que c’est la malédiction qui en est la cause. Pour éviter ceci, on voit aujourd’hui des gens faite des sacrifices au point de le faire sur des crânes ou à l’endroit des ancêtres avec qui ils n’ont aucun lien de parenté. Juste parce qu’ils ont peur d’être tourmenté par des esprits dont ils ignorent les origines et qu’on met généralement et faussement sous le couvert des ancêtres. C’est à dessein que Karl Grèbe dit que dans les religions traditionnelles, la PEUR règne en maître.
- la cohésion des forces cosmiques: l’autre raison pour laquelle les “funérailles” sont organisées, c’est le souci d’unifier les forces en présence dans la nature, y compris les ancêtres. Nous avons mentionné plus haut qu’il existe une sorte d’alchimie entre l’homme et son environnement, comme le souligne Kange Ewane. Dans la même logique, un auteur disait que “l’homme en tant que microcosme où le monde se lit tout entier, il a sa place précise dans une hiérarchie de forces et d’êtres où tout est inclus, les dieux, les animaux, les végétaux, les minéraux, tout du dieu créateur au tas d’ordures du village”. L’équilibre du cosmos est brisée, lorsque l’homme oublie qu’il n’existe pas en tant qu’individu, mais en tant que membre d’une communauté, car son individualité n’a de sens que dans la collectivité. La communauté ici inclue les vivants et les morts. Pour garder la cohésion familiale, personne ne doit se perdre. Ceux qui meurent restent représentés par leurs crânes ou des substituts culturels dans certaines tribus qui ne font pas le culte des crânes.
Quelle est l’importance d’un tel culte ou son importance dans les “funérailles”?
Chez les Bamileké, l’extraction du crâne avant les “funérailles” est fondamentale. Car l’ancestralisation est un processus qui va de l’enterrement aux “funérailles” en passant par l’exhumation du crâne qui doit se détacher du corps après un an au moins. Ce détachement a un sens chez les Koma. Il signifie que le défunt a achevé son voyage et peut maintenant jouir de son statut d’ancêtre. Ce statut est couronné par les “funérailles” qui représentent l’investiture officielle. Elles marquent la fin du deuil et inaugurent une relation d’une autre nature que les vivants entretiendront désormais avec les “nouveaux ancêtres”. Le crâne qui contient l’esprit du défunt ou sa pensée, permet désormais aux vivants d’interagir avec lui pour solliciter ses services ou son intervention auprès du “créateur inerte”.
C’est à dessein que les “funérailles” commencent toujours par les sacrifices sur les crânes à la veille par les piliers de la famille. Certains font bouillir du vin blanc dans un canaris en invoquant le nom du défunt ou les noms des défunts pour qui les “funérailles” seront organisées.
C’est ce sacrifice qui consacre ou ouvre officiellement les “funérailles” ou les festivités ou encore le côté festif des “funérailles” auxquelles prennent part souvent certains “chrétiens” sous couvert “d’actions de grâce”, je ne sais pourquoi et pour qui, surtout lorsque ces “funérailles” déguisées en “actions de grâce” sont organisées pendant les périodes requises pour les “funérailles” (de novembre à mars).
Les sacrifices aux ancêtres qui constituent le fondement même des “funérailles” étant déjà faits, toutes les nourritures apportées pour les festivités, qu’elles aient été préparées ailleurs ou sur place, sont considérées comme repas du sacrifices, car elles connectent les participants aux “funérailles”, aux esprits dits des ancêtres auxquels les sacrifices ont été faits, selon ce que Paul dit dans 1 Cor 10. 20-22″…mais je dis que les sacrifies des païens sont offerts à des démons et à ce qui n’est pas Dieu. Or, je ne veux pas que vous ayez quoi que ce soit avec les démons”.
Ceci répond à la question, doit-on manger la nourriture qui vient des “funérailles”?
L’idole est un objet matériel inerte qui en lui-même n’a aucun sens spirituel. Mais dès lors que nous le considérons comme la représentation d’une divinité et que nous lui offrons des sacrifices et offrandes, nous pratiquons de l’idolâtrie, cad de l’adoration des objets qui pour nous sont sacrés ou porteurs d’un sens spirituel. Celui qui agit ainsi, entre en contact avec l’esprit ou le démon qui se trouve incarné dans l’objet-idole. C’est de l’occultisme traditionnel par opposition à l’occultisme occidental (rose-croix, etc.).
Paul met en garde ceux qui prétendent être chrétiens, mais qui sacrifient encore aux idoles ou mangent le repas de sacrifice. Le drame est qu’ils communient après à la table du Seigneur oubliant que la sainte-cène entant que repas d’alliance, obéit au même principe spirituel.
En effet, la croix de Jésus est un autel (Heb 9.23-28). Un autel est un lieu de sacrifice. Un lieu de rencontre entre le sacrificateur et le monde spirituel ou entre le chrétien et Dieu. Jésus y a versé son sang comme sacrifice ultime pour le péché. Il a institué la Sante-cène comme repas de l’alliance qu’il a scellée sur la croix (autel) par son sang précieux. Il dit que toutes les fois où nous en consommons, nous devons nous souvenir du sacrifice offert (1Cor 11.26). C’est pour cette raison que ceux des chrétiens qui prenaient la cène sans discernement tombaient malades et certains même en mouraient.
Nous comprenons qu’autant la Cène prise sans discernement cause la mort, autant elle peut aussi causer la vie, guérir des maladies incurables si elle est prise avec discernement par ceux qui s’identifient à Christ dans sa mort et sa résurrection.
Il faut donc éviter de confondre la table des démons et la table du Seigneur.
Dans les religions traditionnelles:
Autel = crâne ou substitut, haut-lieux, rivière, rocher, arbre, etc.
Sacrifice offert= chèvre, poule, huile rouge, pistache, gâteau de maïs, etc.
Sacrificateurs traditionnels= tout dépend des familles où des tribus.
Bénéficiaires= tous ceux qui croient aux ancêtres et maintiennent une relation avec eux à travers les traditions.
Christianisme évangélique.
Autel= croix de Jésus
Sacrifice= sang de Jésus
Sacrificateur= Christ lui-même s’est offert en sacrifice comme souverain sacrificateur (Heb 9.25).
Bénéficiaires= ceux qui croient en lui et font désormais partie intégrante de la nouvelle alliance scellée par son sang.
Même si les crânes ne sont pas encore extraits au moment des obsèques-funerailles, ils le seront après. Parler déjà sur la tombe du défunt pour lui annoncer ses ” funérailles” ou procéder par un autre rituel apparemment anodin, reste significatif du point de vue cultuel et culturel. Avec ou sans crâne, les “funérailles” comme “grand deuil” ou ” second deuil” s’inscrivent déjà dans l’ancestralité et par conséquent, s’inscrivent aux antipodes de la foi chrétienne qui est centrée sur Christ ( christocentrisme) et non sur les ancêtres (ancestrocentrisme). Nous nous trouvons face à deux visions du monde opposées.
Pour l’une, les ancêtres sont les intermédiaires entre les vivants et les morts et Dieu.
Pour l’autre, Jésus est le seul intermédiaire entre les vivants et Dieu, car il n’existe aucune relation entre les morts et les vivants.
Pour les RTA, les morts ne sont pas morts.
Pour le christianisme, il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le jugement (Heb 9.27). Les morts sont morts ( Ecl 9.4-6).
Pour les RTA, la notion de péché n’existe pas. On parle de mal qui n’est pas la transgression de la loi de Dieu, mais plutôt la transgression des normes ancestrales qui demande sacrifices et offrandes pour rétablir l’ordre cosmique.
Pour la Bible, le péché est la transgression de la loi de Dieu qui demande repentance, conversion et restitution si possible. Etc. Etc.
Certains posent la question de savoir si tout est spirituel dans les RTA. Les traditionalistes eux-mêmes le disent en parlant de spiritualité africaine. Pour eux, rien n’est simple, tout est compliqué. Les masques et les habits que certains initiés arborent lors des “funérailles” au delà de l’art, sont riches de symboles et permettent une communion avec les esprits des ancêtres qu’ils sont censés représenter.
Cela veut dire que tout ce que les traditionalistes font, a un sens spirituel. En tant que chrétien, je m’inscris dans une toute autre vision du monde. Avant de poser un acte culturel, j’ai besoin qu’on me donne le sens original de cet acte pourque je me rassure du niveau d’inflexion du fait des mutations humaines avant de me demander si ce que je m’apprête à faire est compatible ou incompatible avec la pensée biblique qui est christocentriste.
Beaucoup de pratiques et de croyances dans les RTA sont coupées de leurs significations originales du fait de l’oralité. Or, toute pratique qui se veut traditionnelle et qui n’est pas traçable, n’est pas traditionnelle du tout, puisque l’idée sous-jacente qui est censée en constituer le file conducteur, est ignorée.
Au lieu que les traditionalistes dépensent leur énergie pour combattre la Bible où réclamer un christianisme qui se veut africain, il est préférable pour eux de la mobiliser pour écrire leur propre tradition.
Le message de la Bible est atemporel et universel. Il s’impose à toutes les cultures qui regorgent certes des valeurs qui se trouvent déjà dans la Bible.
La Bible s’est imposée au judaïsme, aux religions à mystères et autres chez les occidentaux, comme elle s’est aussi imposée aux RTA (religions traditionnelles africaines). Malheureusement, les blancs qui l’ont découvert longtemps après les Africains (Actes 8.40) l’ont instrumentalisés pour coloniser les Africains qui confondent malheureusement à tort, Bible et colonisation ou christianisme et civilisation occidentale.
Le chrétien, celui qui croit en Christ, qui conforme sa vie à celle du Christ, qui suit Christ et vit au quotidien ses enseignements, qui a reçu Christ comme Sgr et Sauveur, qui communie à la table du Seigneur, ne doit pas faire, ni organiser, ni prendre part, ni manger la nourriture des “funérailles” telles qu’entendues en pays bamileké.
Accepter Christ c’est faire le choix entre le message biblique et l’aspect cultuel ou religieux de la culture. Comme dit Jacques Chatué: “Celui qui veut être chrétien selon les normes bibliques doit faire un choix, quoiqu’il en coûte, et un choix qui lui impose aussi de quitter une vision bien particulière du monde pour une autre, non moins particulière.”